Archive pour mars 2007

Paris-New York pour les nuls

Vendredi 30 mars 2007

Le blog Totalement Crétins vient de trouver une jolie perle. Selon vous quel est le meilleur moyen de rallier Paris à New York ?

Paris-New York

L’avion ? Trop cher et polluant, voyons ! Le bateau ? Trop monotone et y’a le mal de mer… Les aventuriers fauchés et écolos que nous sommes devraient plutôt faire confiance à moteur d’itinéraires de Google Maps :

Paris-New York

Il n’y a pas à dire, c’est d’une pertinence surpuissante. Mais où donc Google va-t-il chercher tout ça ? Selon sa propre foire aux questions :

Google Maps (beta) en France compile des informations provenant de nombreuses sources afin d’effectuer une recherche locale la plus performante qui soit. Nos fiches contiennent des informations provenant des recherches sur le Web, de données fournies par les dirigeants d’entreprises et de sources telles que les annuaires Infobel accessibles au public.

OK, on ne saura pas facilement d’où vient ce scoop de l’atlantique à la nage recommandé pour tout public… du dirigeant d’Arena, qui vient de délocaliser sa production de maillots de bains en Europe de l’est, peut-être ?

Notez qu’on sait enfin pourquoi le site fait référence à “Google Maps (beta)” et non “Google Maps” tout court, partout dans ses réponses. Mais quand bien même, je conseillerais à Google Maps (beta) d’ajouter une mention légale du type “nous déclinons toute responsabilité quant à la fiabilité et à la sécurité des parcours conseillés”. On n’est jamais trop prudent.

Parti Saoulant

Dimanche 25 mars 2007

Sachez que je n’aime pas afficher mes convictions politiques là où elles ne sont pas utiles ou pas les bienvenues. Cela fait longtemps que je sais que le coefficient d’écoute des gens a une nette tendance à diminuer quand on cherche à exposer ses idées, même sans intention particulière de convaincre, simplement pour débattre, voire seulement discuter.

Sachez aussi que je m’étais promis de ne pas en faire état sur mon blog puisque, même si elles n’y sont pas malvenues car j’y suis chez moi, je ne pense pas qu’elles soient bien utiles vu le sujet de base auquel ce blog se rattache.

Mais depuis quelques temps, je bouillonne devant la pitoyable équipée à laquelle on assiste tous les jours et à toute heure. Je ne sais pas si c’est parce que c’est la première campagne présidentielle à laquelle je m’intéresse vraiment, mais elle me semble porter tout ce qu’on peut redouter en termes d’approximation et de bassesse.

Et à ce petit jeu, j’accorderai volontiers la palme au PS. Je ne pense pas être un grand libéral, j’ai toujours été pour la protection des faibles, dans la mesure où on cherche à leur donner ce qu’il faut pour en sortir et non simplement de survivre, ce qu’une vraie politique se voulant sociale devrait toujours chercher à faire selon moi. Je vois le libéralisme comme favorisant la responsabilité individuelle, en plus d’être acutuellement incontournable, mais avec des effets pervers à maîtriser. Je ne sais pas s’il s’agit d’une utopie, mais je crois à une forme raisonnée de libéralisme qui implique une solide éducation de chaque individu pour lui permettre d’être libre et indépendant. Une position plutôt centriste, à ce qu’il paraît. Mais sachez bien je n’ai rien a priori contre un “parti socialiste” et suis même de l’avis que ce courant doit exister pour alimenter le débat.

Le problème est que le PS, dans son état actuel, n’est à mes yeux qu’un ramassis de croûtons qui s’accrochent à l’idée du pouvoir par pure ambition personnelle et revanchardise. Ce qui me fait tout particulièrement exploser aujourd’hui est une phrase lancée par Lionel Jospin , mais c’est parce qu’elle sert d’exemple à toute une série de . Je cite :

[François Bayrou] n’est pas une solution, il est un problème. Il créerait d’ailleurs sans majorité un véritable problème, une crise politique, et de toute façon, il vient de la droite, il n’y a aucune raison qu’il soit au second tour.

Mesdames et messieurs, en une seule phrase vous avez là réunis tous les faux arguments développés par la gauche, dans toute leur splendeur fallacieuse et dans sa prétention de tout savoir. Et ne parlons pas de cette référence au passé d’un homme politique qui, venant d’une personnalité au passé disons “trouble” comme Jospin, prête à sourire.

Sans plus aucun état d’âme, je me dois aujourd’hui d’annoncer que l’attitude du PS et de ses dirigeants me donne envie de vomir. D’une part parce qu’ils portent avec eux une candidate qui, je pense, n’est pas capable de faire autre chose que la girouette à période oscillatoire approchant parfois les deux ou trois jours. Et d’autre part parce que, et là je constate, tout leur argumentaire contre les autres candidats n’est qu’un ramassis d’approximations irritantes et d’attaques personnelles écoeurantes.

Je n’ai pas envie de me lancer dans un contre-argumentaire point par point, mais plutôt de dire pourquoi je suis très inquiet pour la France à l’aube de cette nouvelle présidence : qui, parmi les français et les politiciens, comprend encore réellement le rôle d’une élection présidentielle ?

Arrêtez-moi si je me trompe, mais si j’ai bien compris l’esprit originel de la cinquième République, l’élection de son Président est avant tout celle d’un homme (ou une femme) auquel le peuple offre un mandat pour représenter la France et mettre en place sa gouvernance. Les mots sont importants : on élit une personne, pas un groupe, pas une équipe. Le peuple doit voter en faveur d’une vision, une stratégie pour le pays, pas des programmes élaborés par des collectifs au doigt mouillé, en fonction des sondages. Et il ne doit pas non plus voter pour le candidat représentant son parti, par principe. Justement parce que les parti n’ont rien à voir là-dedans.

Et puis, rien de plus contraire à l’esprit républicain que cette idée de “vote contestataire” que prônent certains, même si c’est une position qu’on peut comprendre étant donné que le vote blanc n’est toujours pas considéré comme autre chose qu’un vote nul. Un bel exemple de changement facile à opérer et qui pourrait apporter beaucoup à l’intérêt général, mais qui ne trouve jamais sa place dans les débats électoraux… On a les institutions qu’on mérite.

Naïf, le Celeri, croyez-vous ? Cela fait longtemps que je me le demande moi-même et que je réfléchis à ce qu’ont voulu les fondateurs de la république. Et je pense que les programmes et les promesses ont bien voix au débat, mais au moment des législatives. C’est à cette occasion que les français doivent donner véritablement une couleur à leurs avis, chaque point de programme ayant un écho différent selon la géographie. Mais l’autorité et la vision du Président, une fois désignée, ne doit pas être débattue. Un candidat, avec sa vision de la France, est amené au pouvoir (ou en est écarté) par un peuple qui fait confiance (ou pas) à sa stratégie, et le peuple doit assumer son choix.

Comment donc réagir autrement que par l’indignation devant l’importance apparemment transcendante des programmes électoraux, alors que les présidentielles sont avant tout une occasion d’exprimer un goût, une confiance, une invitation à représenter le pays ? Comment ne pas se sentir insulté, en tant que citoyen, quand les seules choses que sont capables de répéter des politiciens, qui ont pour la plupart largement contribué à l’avénement des crises actuelles, ne sont que promesses en l’air et dénigrement des autres ?

Monsieur Jospin et autres politicons qui avancez ce minable argument de crise politique à venir, n’avez-vous donc pas compris que c’est le peuple qui décide, et que s’il exige que tout le monde travaille ensemble, vous serez bien obligé de respecter cette volonté ? La seule chose vraie dans ce que vous dites est qu’il y aura toujours une majorité et une opposition : dans le cas d’une coalition nationale, ça serait une majorité de volontaires et une opposition de réfractaires à l’effort. Considérant votre côté obtus clairement exprimé par votre lapidaire “la droite et la gauche ne pourront jamais travailler ensemble”, je vous vois très bien dans cette une telle opposition. Mais mon côté optimiste me dit que vos positions changeraient bien vite si ça devait arriver… tout le monde connait la puissance de l’appel des postes haut placés.

Cette note, vous l’aurez compris, n’a pas pour but de défendre un candidat particulier, mais de pointer du doigt les errements d’un grand nombre de figures politiques qui n’hésitent pas à dénaturer l’esprit de la République pour masquer le manque d’arguments tangibles en faveur du candidat qu’ils défendent. Et dans le style, à l’heure actuelle c’est le PS qui est champion.

Langage SMS : Bouygues en veut dans les romans

Dimanche 25 mars 2007

La fondation Bouygues Telecom et Calman-Levy sont fières d’annoncer la création d’un prix spécial pour romans intégrant efficacement le style SMS dans ses pages. 10 000 euros sont à gagner, ainsi qu’une publication du machin bouquin lauréat.

Les directives sont les suivantes : “Intégrer le langage des SMS et des messageries instantanées dans la trame du récit” et “rester dans le style romanesque”.

Sans vouloir forcément jeter la pierre à un livre qui n’existe pas encore et trouvera peut-être (on peut rêver) un moyen habile de mettre en scène ce type de langage, on ne peut s’empêcher d’être quand même inquiet, dans la mesure où les caractères de ce dernier sont essentiellement basés sur les raccourcis de l’écrit pour ressembler à l’oral. Et ce n’est pas vraiment avec de tels principes qu’on fait avancer la langue écrite.

Qui plus est, la présence de Bouygues Telecom dans l’initiative ne laisse guère planer le doute sur les intentions derrière l’initiative : tenter de donner au langage SMS une légitimité comme celle du verlan, et profiter de l’engouement qui en résulterait sous forme de SMS plus nombreux. Considérant le prix toujours aussi (scandaleusement) élevé de ces petits paquets de 140 octets, ça vaut bien un nouveau coup de canif, fût-il numérique, dans la langue française.

PS3 : lancée hier… ah bon ?

Vendredi 23 mars 2007

Hey, pour ceux qui chercheraient à acheter une PlayStation 3, j’ai un super-tuyau… Il leur suffit d’aller dans un magasin de jeux vidéo !

Car oui, la PS3 a bel et bien connu cette nuit, en France, le plus minable lancement pour une console depuis des années, sinon le pire de toute l’histoire du jeu vidéo. Deux événements avaient lieu en simultané à minuit sur Paris : un à la Fnac des Champs-Elysées, et un sur une péniche spécialement louée par Sony à hauteur du quai Branly.

Bilan : sur plus de 1000 consoles disponibles, à peine une cinquantaine de vendues. Les journalistes étaient presque aussi nombreux que les acheteurs, et tout a été remballé au bout d’un quart d’heure, dans la hâte et la honte, considérant la façon dont la soirée était censée se passer. L’affront suprême a sans doute été le moment où une autre péniche, celle-ci aux couleurs de Microsoft et de sa Xbox 360, est passée au même endroit.

Et apparemment, ce n’était guère mieux dans les autres pays d’Europe. En Angleterre, par exemple. Certains sites auront beau avancer que les réservations de consoles, qui ont bien fonctionné, expliquent peut-être cela, il reste que ce lancement a été un échec rententissant, un non-événement total. Après tout, à la sortie de la Wii le 8 décembre dernier, et malgré les réservations, les clients faisaient déjà la queue à 16h et, vers minuit, les files d’attente du Virgin et de la Fnac des Champs Elysées se rejoignaient…

Qu’a-t-il bien pu se passer pour cette PS3, que beaucoup de gens attendaient comme le messie ? Est-ce le prix de la console qui a dégoûté tant de gens ? Les retards successifs de la sortie ont-ils fini par lasser même les plus patients ? L’événement n’a-t-il pas été bien préparé ? Ou alors les clients potentiels se sont-ils rappelés les conditions calamiteuses dans lesquelles s’était déroulé le lancement de la PS2 il y a cinq ans ? Sans doute un peu de tout cela en même temps.

Petit aparté pour ceux qui n’en auraient pas eu connaissance à l’époque : la PlayStation fut lancée le 24 novembre 2000 à minuit. Le principal événement organisé pour l’occasion se passa au Virgin des Champs Elysées mais se révéla être une apocalypse due à une organisation ayant tout fait pour attiser l’impatience tout en n’offrant - sciemment - qu’une console pour 20 personnes présentes environ. Résultat : bousculades, bagarres et saccages des rayons. Je cite ici un article rédigé à l’époque par OverGame (introuvable en ligne aujourd’hui, uploadé ici) :

00h00
L’hystérie et les cris sont à leur maximum quand le dôme se soulève. Une énorme maquette de Playstation 2 en position verticale surplombe deux étals de jeux et surtout deux de boîtes bleues contenant le fameux trésor. Visiblement désemparés par le peu de consoles présentes, les premiers rangs exercent alors une pression irrésistible et inévitable. Le barrage du service d’ordre, formé en cercle autour de la marchandise ne peut plus résister. Tout se déroule alors très vite. En moins de deux secondes, la ruée est immédiate et sauvage. Les employés du Virgin sont impitoyablement balayés, éparpillés parmi la foule obsédée par un but capital à cet instant précis : attraper coûte que coûte une console. La bousculade est violente, les premières personnes servies sont obligées de se réfugier sur le socle de l’étalage, autour de la PS2 géante. Toute sortie paraît alors impossible, car le risque de se prendre des coups et se faire arracher la console est réellement présent. Malgré les tentatives quasi désespérées du speaker, appelant au calme, les boites de jeux commencent à voler dans tous les sens. Certains agents de sécurité essayent tant bien que mal de protéger les plus faibles de cette mêlée violente, mais la loi du plus fort l’emporte sur toute forme de civilité. Un deuxième point de vente au premier étage, plus petit, est également pris d’assaut par des clients prêts à se battre pour être parmi les premiers à s’essayer aux “soi-disantes” nouvelles sensations ludiques.

00h10
Les possesseurs de console, en sueur, rejoignent au fur à mesure les caisses, bien heureux d’avoir échappés indemnes à la cohue, et plutôt fiers de leur(s) coup(s). Une fois, toutes les consoles écoulées, le service d’ordre parvient à reprendre le dessus et à reformer le cercle de sécurité. Le vide ainsi laissé nous permet de contempler des piles de jeux dévastés et éparpillés partout sur le sol. Ce n’était pas qu’une impression, le chaos a bien eu lieu. Pendant ce temps, les acheteurs qui avait réservé leur console, et qui n’ont pas eu à participer à cette guérilla, allaient retirer leur PS2, effarés par ce spectacle, inélégamment offert aux yeux de tous. Pourquoi les autres ne l’ont-ils pas réservés, s’ils tenaient tellement à l’acquérir ?

00h30
Le calme est revenu dans l’enceinte du Virgin Megastore. Les acheteurs quittent le magasin, entourés jusqu’à la sortie par les agents de sécurité. Au dehors, la police est également là pour prévenir d’éventuelles agressions. Et ces précautions ne semblent pas superflues, tant le nombre de déçus, repartant les mains vides est important. Le speaker promet d’autres consoles le lendemain matin, mais l’écoeurement l’emporte sur tout le reste. La morale qu’ils retiendront ce soir est que pour avoir la chance de dépenser 2990 F et aller s’amuser chez soi dans la foulée, il fallait être bagarreurs, voleurs ou très chanceux. Finalement, le prix à payer pour posséder une Playstation 2 ce soir-là s’est révélé être encore plus élevé que prévu.

On ne peut qu’être étonné d’une différence aussi radicale avec l’événement d’hier, non ? D’aucuns y voient déjà la confirmation que l’outrageuse domination de Sony est terminée. Les chiffres de ventes des consoles mettent en effet Sony bon dernier sur les deux marchés “new gen” et portables (respectivement 3ème et 2ème)…

Préférant ne pas être autant alarmiste pour Sony, je suis tenté d’y voir plutôt une sorte de retour à la raison. Sony avait triomphé avec sa PlayStation première du nom après que Nintendo avait littéralement écrasé toute concurrence et engrangé un trésor de guerre considérable pendant plus de 10 ans. Aujourd’hui, beaucoup de gens se sont rendus compte que la suprématie de Sony a eu pour conséquence une uniformisation des jeux et une tendance certaine à traire la vache à lait au moyens de suites de séries à succès.

Les mois à venir vont être très intéressants à suivre : la guerre des nouvelles consoles aura bel et bien lieu et tous vont devoir se remuer vu que les favoris semblent défavorisés et que l’apparent leader a pris l’audacieux - mais difficile - chemin de l’innovation permanente.

Gaston est doublement orphelin

Mercredi 7 mars 2007

Yvan Delporte, qui a longtemps été rédacteur en chef de Spirou, est mort avant-hier. C’était aussi l’autre papa de Gaston Lagaffe, qui est depuis bien longtemps mon personnage de BD favori, de même que la série éponyme.

Franquin a fait le trait, Delporte a donné le nom. Ensemble, ils ont enfanté un monument de la bande dessinée qui vient tout juste de fêter ses 50 ans, le 28 février dernier.

A ces deux héros de mon enfance et de la bonne humeur de millions de gens, je dis merci. Si j’avais le bonheur de bosser dans une ambiance de travail informelle, je n’hésiterais pas à m’habiller en pull vert trop court, jeans noir usé et vieilles espadrilles bleues chaque 28 février.

eBay menacé par le troisième homme

Mardi 6 mars 2007

Depuis quelques jours, des utilisateurs d’eBay a commencé à être l’objet d’un détournement jusqu’ici peu répandu : l’attaque au proxy piégé. Alors que les attaques dites de “phishing”, très à la mode en ce moment, consistent à extorquer des informations confidentielles grâce à un faux site web, le procédé ici met la victime en relation avec le site authentique, mais en jouant les intermédiaires invisibles et indiscrets. L’utilisateur se connecte bel et bien au site qu’il souhaite consulter mais les informations qu’il saisit peuvent être interceptées et enregistrées.

Le procédé n’est pas nouveau et n’a pas attendu l’internet 2.0 pour exister : un bidouilleur suffisamment au courant de comment fonctionne un réseau IP peut sans trop de difficulté mettre en place ce qu’il faut pour espionner des échanges entre deux machines, à partir du moment où il a physiquement accès à l’une des deux ou, à défaut, au réseau local de l’une d’elles. La partie virale de l’attaque consiste seulement en un programme qui va se diffuser vers de nouvelles machines puis rediriger les requêtes correspondant à eBay vers celle du proxy ainsi piégé.

Le jargon a même consacré une appellation particulière pour ce type de piratage : le “man in the middle”. Littéralement traduit, ça donne “l’homme au milieu”, mais les professionnels francophones préfèrent parler de “troisième homme”. Et le détail ultime, c’est que l’avatar qui nous intéresse aujourd’hui, dédié à eBay, porte le nom de… “Bayrob” ! Comme quoi, même en informatique, un homme du centre peut jouer au troisième homme pour semer le désordre dans une machine qui avait pourtant l’air si bien huilée !