Archive pour octobre 2007

Sony manque d’inspiration

Jeudi 25 octobre 2007

Alors là, c’est énorme. On reproche souvent à des constructeur de plagier Apple, ce qui est plus ou moins vrai selon le cas, mais cette fois-ci, il faut bien reconnaître que les marketeux de Sony ont sans la moindre vergogne pompé les idées de leurs homologues chez Apple :

apple-sony.jpg

A gauche, vous avez tous reconnu des iPod nano de seconde génération, qui ont été remplacés il y a un mois par un nouveau modèle de forme patatoïdale. Cette affiche a donc plus d’un an. A droite, vous pouvez voir celle de l’appareil photo numérique de Sony, le CyberShot DSC-T2, qui sera disponible au mois de novembre.

Certes, il ne s’agit pas du même produit ni de la même génération, mais il n’empêche. Quand on a pour slogan “like.no.other”, on essaye de faire au moins un peu original…

10 jeux auxquels je ne jouerai sûrement pas

Mardi 23 octobre 2007

Tout à l’heure, je suis tombé sur un article comme ceux qui pullulent sur Digg : “les 10 jeux vidéo pour PC les plus attendus à sortir dans le mois à venir”. Moyennement intéressé, je clique quand même. Grand bien m’en a pris, j’ai trouvé du grain à moudre pour mon blog de technophobe râleur.

Je vous fais une version courte de l’article, avec juste le titre de chaque jeu, un synopsis d’une phrase, et une capture d’écran.

Crysis : nous sommes en 2019, un astéroïde s’écrase sur terre et les grandes puissances du mondent veulent mettre la main dessus à tout prix.

Crysis

Assassin’s Creed : Terre Sainte, en l’an de grâce 1191, un personnage mystérieux du nom d’Altair joue les hommes de ménage parmi les personnalités politiques pour permettre à sa confrérie de bouleverser l’ordre politique de la région.

Assassin's Creed

Ages Of Empires III - The Asian Dynasties : devenez le chef des peuplades japonaise, chinoise et indienne et aidez-les à étendre leur empire !

Ages Of Empires III

Hellgate : London dans un monde dévasté par l’invasion d’un démon semant la désolation de par ses flammes infernales, l’humanité a dû se réfugier dans les sous-sols pour survivre.

Hellgate

Call Of Duty 4 : équipez-vous d’armes plus sophistiquées les unes que les autres pour aller tuer des méchants terroristes aux quatre coins du monde !

Call Of Duty 4

Empire Earth III : entrez dans la peau d’un dieu sanguinaire, bourrez le mou de vos adeptes et lancez-vous à la conquête de la Terre !

Empire Earth III

Gears of War : un jeu d’action-survie-tactique-horreur où l’humanité a pris les armes pour se battre contre la horde des Locustes, une race de créatures cauchemardesques provenant des tréfonds de la Terre.

Gears of War

Guitar Hero III : faites hurler les fans et péter les ventes de disques en jouant comme un dieu de votre guitare au cours du plus grand concert de rock de tous les temps !

Guitar Hero III

BlackSite Area 51 : des ennemis de race non-identifiées envahissent le Nevada et c’est à un vétéran de l’armée américaine que le gouvernement confie un escadron de soldats spécialement entraînés pour résoudre le problème.

BlackSite Area 51

Unreal Tournament III : Des arènes, des joueurs, des armes et un moteur 3D que tout le monde piaffe d’impatience de voir à l’oeuvre.

Unreal Tournament III

Pouf, pouf.

Sérieusement, à une exception près dans cette liste (facile à trouver, hein !), on ne peut qu’être atterré devant une telle liste. Et ce n’est pas de violence graphique que je veux parler ici, mais de violence morale, c’est-à-dire du fait que tous ces jeux ne soient que des invitations à détruire et tuer.

Quelque part, je me demande si le jeu vidéo n’est pas le “dark side” de l’informatique. Alors que les ordinateurs et leurs logiciels mettent le processus de création toujours plus à la portée de l’utilisateur moyen, les jeux vidéo, pour leur part, s’orientent de plus en plus massivement vers la guerre et la destruction. Et compte tenu du réalisme des situations, j’ai du mal à croire que les personnes comme celle qui a dressé cette liste soient vraiment à même de prendre du recul devant ce à quoi ils jouent.

Aujourd’hui, le jeu vidéo tend à ne former plus que deux camps : d’un côté les jeux “matures” comme ceux présentés ici ainsi que les éternels jeux de course, que Microsoft et Sony cherchent à tout prix à incarner. De l’autre, on trouve les jeux “gamins”, avec des ciels bleus, des personnages rigolos et des musiques débiles, qu’on associe souvent à Nintendo. Et les jeux fins et créatifs, où sont-ils donc passés ?

Monde de merde.

Blue Letter Of Death

Lundi 22 octobre 2007

Tout à l’heure, alors que le journal télévisé - que personne ne regardait - parlait de l’actualité en France, mon PC a fait un drôle de bruit et a figé l’écran sur un étange message, dont je vous fait part ci-dessous d’une capture idoine :

Blue Letter Of Death

Ah, quels farceurs, ces petits tas d’octets, tout de même…

Inter(s)pol(li)ation

Dimanche 21 octobre 2007

Parfois, certaines personnes sont surprises lorsqu’on leur dit qu’un ordinateur n’est pas intelligent, qu’il ne sait ni analyser, ni interpréter des données. Il ne peut que PRODUIRE des analyses, ce qui est très différents, car ces dernières ne font que suivre un schéma déjà envisagé par les concepteurs du logiciel. Mais fondamentalement, un ordinateur ne réfléchit pas.

Et même quand on essaye de lui faire faire une simple opération abstraite comme de l’interpolation de données (évaluation de valeurs intermédiaires à partir de valeurs échantillonnées, en l’occurence tracer une courbe à partir de points), on peut arriver à des choses très étranges. En voici un exemple, qui tente de montrer l’utilisation des ressouces d’un serveur en fonction de mesures (les petits carrés) effectués à certains moments :

WhatsUp Gold - CPUmon

Une chose à ne jamais oublier à propos de l’informatique applicative : il s’agit toujours de mettre des données en entrée, et de les recevoir sous forme transformée à l’arrivée. Un ordinateur ne sait pas leur donner du sens. Au mieux, donc, il y a une transformation tout juste fidèle. Mais souvent, il y a des cas non prévus (ou des bugs) qui gâchent le résultat.

Restez toujours critique face à votre écran !

Labels musicaux : l’hémorragie commence

Jeudi 11 octobre 2007

En une seule semaine…

Après Radiohead, Nine Inch Nail, Oasis et Jamiroquai, voilà que la mégastar de la pop Madonna vient de larguer sa maison de disque, Warner Bros. Là, ça doit faire vraiment mal, et le stress va commencer à se faire sentir chez les majors.

Il y a certes une différence de taille entre la démarche de Madonna et celle des autres : elle sera toujours sous contrat. Eux ont choisi de publier leurs prochains albums sur un mode direct de l’artiste au public, c’est à dire en mettant leurs fichiers en téléchargement anonyme assorti d’un don laissé à la discrétion de l’internaute. Leur motivation ? En lisant un peu entre les lignes, on comprend en gros : “même si on ne gagne qu’un ou deux euros par album, ça sera à peu près équivalent à la situation actuelle ; et tant qu’à faire, on préfère autant que ce soit sans l’intermédiaire d’un éditeur qui cherche à nous apprendre notre métier”.

Le symbole envoyé par Madonna demeure extrêmement fort, dans la mesure où Live Nations, société à laquelle elle a confié ses droits d’exploitation, n’est pas un label, mais un producteur de concerts.

Who’s next ?

IE7 disponible sans authentification !

Samedi 6 octobre 2007

Microsoft a fait une manoeuvre qui ne ressemble guère à ses habitudes, hier : désactiver la proctection anti-pirate (Windows Genuine Advantage) pour l’installation d’un de ses produits, Internet Explorer 7. Bon, d’accord, c’est un logiciel gratuit, donc a priori ils n’y perdent pas trop au change.

Sauf que IE7 est une des pierres angulaires de la stratégie Microsoft, car très lié à Windows d’une manière générale, et à Windows Vista en particulier. Empêcher IE7 de s’installer sur un Windows piraté pouvait laisser croire qu’un certain nombre d’entre ces vilains copieurs seraient convaincus qu’ils feraient mieux d’acheter une licence.

Mais pas de chance pour le géant du logiciel : les pirates ont ou bien installé des patchs officieux pour zapper WGA, ou bien téléchargé des versions d’IE7 dites “portables”, c’est à dire qui se lancent sans aucune installation (sisi, ça existe, même que c’est très pratique sur une clé USB), ou encore… ils se sont mis à Firefox.

Aujourd’hui, IE7 reste à la traine dans les statistiques d’utilisation de la plupart des sites web (entre 20 et 25%, à comparer aux 55-60% de IE6 et aux 90-95% de Windows). Il fallait donc faire quelque chose pour lui donner un coup de pouce.

Cela dit, je suis assez d’accord avec l’avis de Tristant Nitot, plein de positivisme : IE6 était une calamité pour les standards du web, donc si cette nouvelle pouvait signer son arrêt de mort, c’en serait une bonne.

Clin d’oeil perso

Mardi 2 octobre 2007

Une petite photo, provenant de l’université de Missouri-Columbia aux USA, qui a un certain charme…

Amphimac

Quand la pomme fait du mauvais esprit

Lundi 1 octobre 2007

Pour ceux qui pensent qu’Apple est une société remplie de gens qui ont le coeur vierge de toute ironie et dont les actes sont dépourvus d’arrière-pensées, voici une jolie preuve du contraire.

En effet, dans la dernière version bêta de la prochaine révision majeure de Mac OS X (version 10.5 surnomée “Leopard”), présente une fonction d’exploration du réseau améliorée, car plus visuelle. Et elle sait faire la différence entre les Mac et les PC, comme on peut le voir ici :

Les Mac et les PC selon Mac OS

L’ironie est double : d’une part, les PC sont représentés par un vieux moniteur CRT tout beige et moche, alors que le Mac, lui, a droit à un bel écran LCD en aluminium. Mais plus vicieux encore, regardez ce qu’affichent ces écrans : le Mac exhibe sont éternel papier-peint du bureau, tandis que sur le PC, on distingue clairement… un écran bleu de type Windows 95/98 !

Microsoft a-t-il donc été si peu conciliant avec les droits d’auteur relatifs aux captures d’écran pour qu’Apple décide de se venge de la sorte ? Ou bien est-ce de la méchanceté gratuite ? Ou encore est-ce un nouveau moyen que les communicants ont trouvé pour appuyer le prosélytisme de sa campage “Get a Mac” (vous savez celle avec les deux guignols qui disent invariablement au début de chaque spot : “Bonjour, je suis un mac / Et moi un PC”) ?