Archive pour juin 2010

Grand Feu de Saint Cloud

Jeudi 17 juin 2010

Figurez-vous qu’à l’instar d’une bonne vingtaine de milliers de personnes, je me suis retrouvé à regarder le feu d’artifice organisé dans le parc de Saint Cloud samedi dernier. Censé être le plus gros spectacle pyrothechnique d’Europe, il n’a pas duré moins d’une bonne heure et demie non-stop, avec beaucoup de variété dans les formes, les couleurs, et même les sons. Un très bon moment.

Figurez-vous également que j’ai par moments dégainé mon petit appareil photo fétiche. Sans trop y croire, soyons honnêtes, vu que de telles prises de vue sont plutôt compliquées et nécessitent généralement plutôt un reflex.

Mais figurez-vous enfin qu’à bien y regarder, je suis plutôt content de ce que ça a donné, surtout pour de la prise de vue au jugé (il ne fallait pas se priver du spectacle !). Les clichés réellement intéressants sont rares, of course, cela dit je tiens à vous en montrer quelques-uns. Ne serait-ce que pour rendre hommage à ce brave petit DSC-T700 que j’aime tant ! :)

2 juin : Amanohashidate, la passerelle sur l’océan

Mercredi 2 juin 2010

Eh bien voilà, nous sommes arrivés à la dernière étape de ce périple en Asie. Demain je prends l’avion pour regagner la France et la vie de tous les jours dans ses rues sales remplies de gens impolis. Mais afin de quitter le pays sur la meilleure impression possible, il fallait un bouquet final. Et ce bouquet final a bien eu lieu, et il s’est déroulé entre Kinosaki et Osaka. Cet endroit porte un nom : Amanohashidate.

Amanohashidate

Amanohashidate est considéré comme une des troies plus belles vues paysagiques du Japon, les deux autres étant le grand torii flottant de Miyajima (présenté il y a quelques jours ici-même) et la baie de Matsushima. Et faites-moi confiance, il n’est pas exagéré de dire qu’Amanohashidate est une perle dans le domaine de l’esthétisme. En arrivant à la gare, on a très vite accès à un funiculaire (ou à des télésièges, au choix), qui vous emmènent en haut d’une colline d’où on a une superbe vue sur le site.

Amanohashidate

Concrètement, il s’agit d’une dune de plus de 3 kilomètres reliant les deux extrémités de la baie de Miyazu. Cette dune forme un chemin couvert de quelque 7000 pins et permet ainsi une promenade des plus agréables entre les deux parties de la ville. Tout au long de ce chemin, on longe deux plages différentes mais toutes deux magnifiques. Et une fois arrivé à l’autre bout, on n’a qu’une envie : faire le trajet en sens inverse !

Amanohashidate

Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour explorer l’autre côté de la baie, hélas, les horaires de train étant assez implacables… J’ai néanmoins pu explorer le temple de Kono, à l’autre bout de la bande, qui n’est pas bien grand, mais reste un bel édifice. De même, le temple de Chionji se situe non loin de la gare, et le meilleur moment pour le visiter est juste avant de franchir le premier pont de la langue de sable. Comme toujours, les japonais honorent la divinité de l’élément caractéristique du lieu où ils se trouvent, et le font avec brio.

Pouf, pouf.

J’espère que ces aventures vous ont plu et qu’elles vous ont donné envie d’aller faire un petit tour au Japon, pays dont chaque région, ville et jusqu’à la plus petite ruelle est emprunte d’une culture à la fois ancestrale et moderne, avec un respect profond pour le travail des aînés, mais aussi pour que les générations présentes et futures puissent continuer à les honorer.

À la prochaine !

1er juin : Kinosaki, la ville aux sept onsen

Mardi 1 juin 2010

Vous pensez que c’était fini avec les ryokan ? Eh non ! Jamais deux sans trois ! Après avoir passé la nuit à Osaka, nous sommes cette fois parti vers le nord du Kansai (la région centrale du Japon) et sommes arrivés en début de soirée à Kinosaki. Cette petite ville de quelque 4000 habitants est connue principalement pour ses sept établissements de sources chaudes naturelles disséminés un peu partout.

Appelés “onsen”, ces établissements vous proposent de vous détendre dans des bains d’eau venant directement des volcans situés non loin de là. Naturellement chaude à un peu plus de 40°C, cette eau a paraît-il de nombreuses vertus sur la santé. Mais s’il vous prend l’envie d’essayer un onsen, n’oubliez pas de bien vous laver dans le coin douche de la salle ! Les japonais sont très sensibles à l’hygiène et chez eux il est impensable d’entrer dans un bain sans s’être consciencieusement frotté au savon et rincé.

Kinosaki est une ville un peu spéciale : la présence de ces sept onsen rapprochés fait qu’il est toléré de s’y promener en yukata, nom donné à ce kimono d’été, réservé normalement à la vie d’intérieur. Pour le touriste occidental, s’habiller ainsi pour aller d’un onsen à l’autre fait donc partie de la découverte de la culture locale.

Ce troisième ryokan fut de très loin le plus agréable : un appartement très spacieux avec deux pièces à vivre décorées avec beaucoup de goût, tout le confort sanitaire des hôtels modernes auquel s’ajoute un onsen au sein de l’établissement, un double kaiseki (soir et matin) de toute première qualité et plantureux servi directement dans l’appartement. Bref, un accueil particulièrement agréable… une expérience réellement inoubliable. Même moi qui étais un peu suspect devant le côté “hype” de cette ville, je me suis complètement laissé séduire par elle et prendre au jeu.

Retenez bien cette destination si vous allez au Japon pour découvrir ce que la culture locale peut avoir d’agréable !