Juppé éjecté, Chirac oublié

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Dimanche 17 juin 2007, 22h11

Il y a des soirs comme ça où on se demande si les journalistes le font exprès ou semblant. Sur France 2, question à Rachida Dati, grande chouchoute de Sarkozy : “Considérez-vous la défaite d’Alain Juppé comme une défaite de l’UMP et une menace envers la dynamique de votre gouvernement ?”. Qui peut être dupe au point de croire que Sarkozy était heureux d’avoir Juppé, le dernier (et le plus fidèle) chiraquien, en tant que numéro 2 du gouvernement, sans doute comme clause contractuelle à son soutien durant la présidentielle ? En réalité, les électeurs de Bordeaux ont fait un magnifique cadeau au Président, qui n’osait probablement même pas l’espérer : la chiraquie est définitivement enterrée ce soir.

D’autre part, quoiqu’en disent les élus UMP ce soir, je suis certain que beaucoup de sarkozystes (et surtout les battus) regrettent amèrement d’avoir livré une si belle arme de contre-attaque à la gauche avec cette histoire de TVA sociale. Même si le PS en a fait une récupération qui frôle l’escroquerie intellectuelle, il faut toujours réfléchir à ce qu’on dit, surtout en période électorale. Même si elle a la majorité absolue, L’UMP est passée à côté de la cerise sur le gâteau, à savoir une majorité constituante (c’est à dire suffisamment majoritaire pour réformer la constitution à elle toute seule).

Enfin, passons aux petites satisfactions personnelles : félicitations au MoDem d’avoir réussi à faire élire 4 de ses 6 candidats qualifiés au premier tour, l’un d’entre eux ayant remporté la seule triangulaire de ces élections. Les portes du désert ne seront pas si minuscules que ça, finalement. Et puis aussi, tant qu’on y est : bien fait pour les pourris comme Carignon et RDDV ! D’ailleurs j’ai un petit message iconographique à transmettre au souvenir de ce dernier :

Les sauterelles...

Dernière minute : on apprend à l’instant que Ségolène et Hollande se séparent… étonnant, non ?

Un commentaire pour “Juppé éjecté, Chirac oublié”

  1. Hellkeeper France dit :

    Ce qui est surprenant à mon sens est que le PC, qui partait pourtant du plus bas possible, a réussi à conserver une quinzaine de députés (ce qui n’est pas pour me déplaire), et pourrait réussir à former un groupe parlementaire en s’alliant avec les radicaux de gauche. Surprenant au vu des scores au premiers tours et aux présidentielles, le PC a eu le parcours exactement inverse deu MoDem en fait.

    >> Compte tenu du mode de scrutin, il est moins difficile, à mon sens, d’obtenir un groupe à l’assemblée quand on est un parti qui a plus de 85 ans de bouteille, des élus bien en place (le PCF n’a que des sortants réélus) et l’appui d’un grand parti comme le PS dans bon nombre de circonscriptions, que quand on ne présente que des candidats neufs en refusant tout soutien.

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