Mort d’un (over)gamer : premier procès

Bientôt sur les boîtes de jeux : “ATTENTION : dans la réalité, vous n’avez qu’une seule vie” ?

Lundi 21 novembre 2005, 0h18

On n’en est pas à la première victime dont un jeu vidéo, ou plus précisément l’addiction à un jeu vidéo, est la cause principale. On se rappelle en effet du jeune homme assassiné par un ami qui lui avait prêté une épée virtuelle et n’a pas supporté qu’il la vende ou celui qui est mort après avoir joué près de 50 heures sans s’arrêter.

Aujourd’hui, c’est un garçon de 13 ans qui a été retrouvé mort suite à une chute mortelle dûe, apparemment, à une auto-représentation d’une scène du jeu en ligne auquel il jouait beaucoup : World Of Warcraft. Les parents ont décidé d’attaquer son éditeur en justice et envisagent même une class-action avec l’appui de 63 autres parents prêts à soutenir que leur enfant souffre de comportement addictif vis-à-vis des jeux vidéo.

Blizzard, fort de son million et demi de joueurs réguliers, semble commencer à cristalliser l’attention de nombreuses personnes inquiètes de l’évolution de la relation entre les jeunes et les jeux en vidéo. Il est en effet indéniable qu’on assiste depuis quelques années à une véritable surenchère dans la violence d’un côté, et à une multiplication des moyens mis en oeuvre pour inciter à jouer souvent et longtemps (revenus publicitaires à la clé, bien sûr).

Beaucoup d’études ont été menées sur le sujet, ne conduisant la plupart à rien de vraiment concluant. On se doute bien que la violence d’un jeu (que ce soit le gore ou bien le côté “nique la police” très en vogue actuellement) influence le joueur d’une façon ou d’une autre, mais on n’a pas de d’idée générale sur les proportions. Et comme nos sociétés n’aiment pas penser en cas par cas, le débat en devient un véritable avatar de la lutte entre libaralistes et conservateurs. C’est à dire “faut-il partir du principe que les gens sont intelligents et les laisser gérer les risques ou bien que les gens sont idiots et qu’ils faut les protéger de leurs erreurs potentielles ?”

Qu’il est triste de constater qu’une foule de problèmes seraient évités si tout le monde faisait en sorte de toujours faire appel à un minimum de bon sens !

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