Moteurs de recherche : les requêtes qui tuent

J’ai inventé un nouveau jeu : le google-fucking !

Samedi 13 mai 2006, 23h31

Y’a-t-il des phrases dangereuses à saisir dans un moteur de recherche ? Et sur quels critères peut-on distinguer une recherche dangereuse d’une autre qui ne l’est pas ? Site Advisor, éditeur d’une extension pour Firefox du même nom, vient de publier une étude intéressante portant sur la sûreté des moteurs de recherche. Et selon ses auteurs, Ben Edelman et Hannah Rosenbaum, une requête devient suffisamment dangereuse pour en déconseiller fortement sa saisie à partir du moment où elle retourne une moyenne supérieure à 50% de sites louches sur l’ensemble des principaux moteurs de recherche. Par site louche, on entend un site qui cherchera à vous ajouter à une liste de spam ou à installer à votre insu des adwares et autre spywares.

C’est donc tout naturellement qu’on trouve, à la fin de l’article, un récapitualtif des requêtes les plus risquées, donc celles à ne jamais entrer sur un moteur, sauf si vous cherchez à tester vos protection anti-malware. Les résultats n’ont rien de très étonnant : les sites malveillants cherchent toujours à attirer l’internaute naïf en répondant présent aux requêtes les plus communes, à savoir les logiciels de téléchargement en peer-to-peer et les gadgets en tout genre que les gens s’échangent à longueur de journée. La palme de la requête la plus dangereuse est décernée à “free screensavers”, avec une moyenne de 59% de sites douteux. Viennent ensuite “Bearshare”, “Screensavers”, “Winmx”, “Limewire”, “Download Yahoo messenger”, “Lime wire” ou encore “Free ringtones”.

A la lecture de cette étude, même si elle est volontairement alarmiste (est-il besoin de le préciser ?), on se rend bien compte d’un des dangers des moteurs de recherche : l’indexage automatique des pages web permet à des personnes malhonnêtes d’être mentionnés en bonne place parmi les résultats d’une requête fort banale. On ne le répètera jamais assez : sur le web, soyez prudent. N’utilisez pas n’importe quel navigateur (suivez mon regard…), n’installez pas n’importe quel plugin, méfiez-vous des titres de page qui cherchent visiblement à capter le regard, et exercez votre sens critique.

En attendant que tout le monde apprenne à être suffisemment paranoïaque sur le net, je suggérerais bien à Google de prendre connaissance de ces requêtes dangereuses et modifie, lorsqu’un internaute saisit l’une d’entre elles, son bouton “j’ai de la chance”, car ce dernier devient alors d’une ironie mesquine, bien qu’involontaire. Pourquoi pas quelque chose comme “j’aime vivre dangereusement” ?

2 commentaires pour “Moteurs de recherche : les requêtes qui tuent”

  1. Hellkeeper France dit :

    Un seul commentaire : MSN search est le moteur qui retourne le moins de pages dangereuses, qui critiquait la sureté des programmes de Microsoft ?

  2. Celeri France dit :

    Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives : MSN search est jeune (encore en bêta il y a un an) et n’est que le troisième moteur de recherche en termes de parts de marché. Il est logique que ceux qui veulent faire visiter leurs sites malveillants se concentrent principalement sur les moteurs mieux placés, et notamment Google, qui reste la référence absolue dans l’esprit des masses. Chaque moteur indexe les pages à sa façon, et les algorithmes de Google sont sans aucun doute ceux qui sont analysés en premier pour en tirer parti.

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