USA Tour / 3 et 4 mai : Pacific Highway & Hearst Castle

Tu te souviens avoir demandé l’option “brouillard”, toi ?

Lundi 4 mai 2009, 20h00


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Nous quittons San Francisco vers midi, après une visite plus qu’expéditive des zones ouest et sud pour cause de brouillard et reprenons la route 1, connue aussi sous le nom de “Pacific Highway”. Direction : le sud, pour un périple routier de trois jours qui nous ramènera à Los Angeles en longeant la côte ouest du Pacifique. Hélas, de cet océan qu’on dit si bleu, nous ne verrons guère plus que quelques plages envahies par un épais brouillard rendant la visite un poil déprimante - en plus de la conduite difficile.

La première nuit a été passée dans un motel à Big Sur, petite ville à l’entrée de la forêt de Los Padres profitant allègrement du fait qu’aucune autre ville ne se trouve à moins de 50 miles à la ronde pour ne proposer ses chambres qu’à une centaine dollars… Le visiteur n’a qu’à s’en prendre à lui-même et se renseigner avant d’y séjourner. Et s’il n’a pas assez d’argent, alors il peut toujours camper dans la forêt…

Le lendemain, nous avons trouvé sur notre parcours l’entrée du Hearst Castle, le somptueux domaine du magnat de la presse du même nom. Situé près de l’ancienne communauté de San Simeon, à distance quasiment égale entre San Francisco et Los Angeles, il se tient en haut d’une colline d’où la vue sur l’océan est plutôt impressionnante. Hearst Castle a été construit au milieu d’un ranch de quelque 160 km² et inclut (entre autres) : 56 chambres à coucher, 61 salles de bain (!), 19 salons, cinquante hectares de jardins, piscines intérieures et extérieures, des courts de tennis, une salle de cinéma, une piste d’aviation, et même le plus vaste zoo privé du monde.

Tout y est fait pour inspirer la richesse et la grandiloquence, l’objectif premier de ce domaine ayant toujours été d’y faire séjourner les grands de ce monde le plus souvent et le plus longtemps possible. Chambres et salons sont remplis d’oeuvres d’art issus de régions et d’époques aussi diverses que nombreuses. Cet empilement de richesse et cette salade de culture finit vite par donner mal au coeur à l’esthète délicat. On en ressort avec l’esprit aussi vide que peut le paraître son compte en banque face à tant d’opulance assumée. Hearst Castle est tout à fait représentatif de ce que la démesure étasunienne peut engendrer de plus saisissant… mais ça reste une occasion de faire de bien jolies photos, malgré tout ! ;)

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