Journalistes, protégez vos données !

(et dégoutez vos voleurs par la même occasion)

Mercredi 27 octobre 2010, 18h39

Et de trois ! Trois cambriolages quasi-simultanés chez des journalistes de trois journaux ayant tout particulièrement suivi l’affaire Bettencourt : Le Monde, Le Point et MediaPart. À chaque fois, c’est un ordinateur portable ou un disque dur externe qui a été dérobé. Jolie performance !

Le débat qui consiste à se demander si cela tient de la tarte à la coïncidence n’aura pas lieu ici (faut-il être un dangereux paranoïaque pour imaginer un tel complot, bande d’inciviques !). Non, ce qui m’intéresse ici, c’est que peut-être enfin va-t-on poser aux yeux du grand public le problème absolument fondamental de la sécurité des données.

On ne sait pas si les journaliste visés par ces vols avaient une stratégie de protection de leurs données, et ils ont tout à fait raison de se garder de le dire. Mais j’espère vivement que c’est le cas. Quand on travaille quotidiennement sur des données confidentielles, voire compromettantes, et pour lesquelles les fichiers informatiques ont force de preuve, on ne peut pas se permettre ni de s’en retrouver dépossédé, ni qu’ils tombent entre de mauvaises mains.

Dans un tel contexte, sauvegarder ses données et en rendre la lecture impossible est un DEVOIR, et je n’hésierai pas un instant à qualifier d’incompétent un journaliste qui ne s’intéresse pas à des outils de protection. Surtout que depuis quelques années, ceux-ci sont devenus très accessibles, et même gratuits pour certains.

Pour ceux qui n’ont pas encore lu mon petit tutoriel en trois parties et qui ne connaissent pas déjà TrueCrypt, voici une nouvelle chance de rattraper une inculture qui pourrait vous coûter cher… et pas seulement si vous êtes journaliste !

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.