Archive pour la catégorie ‘Curiosités’

Un trombone rouge contre une maison

mardi 18 juillet 2006

En 1993, le premier épisode sur Game Boy de la série The Legend Of Zelda a inauguré* un concept qui, depuis, a été maintes fois réutilisé, que ce soient dans les opus suivants de cette même saga ou dans d’autres jeux : la chaîne de l’échange. En plus des objets que le héros peut collectionner à loisir au fur et à mesure, il est une zone de l’inventaire réservée à un objet très particulier : le “trading item”. Il n’est pas marqué comme tel, mais on comprend très vite le principe : tout comme une chaîne a son premier et son dernier maillon, la “trading sequence” commence par un premier objet, souvent trouvé anodinement et qu’on pourra échanger par la suite contre un autre objet. Lequel pourra être échangé de la même façon contre un nouveau, etc. Jusqu’à obtenir l’objet final, qui peut être soit un objet indispensable ou un gros bonus utile.

Poupée YoshiRubanC’est ainsi qu’en partant d’une simple poupée en forme de Yoshi, gagnée à un jeu d’adresse, Link la donnera à une mère de famille qui lui offrira en retour un ruban, qu’il échangera contre de la pâtée pour chien, laquelle lui permettra d’obtenir des bananes… de fil en aiguille, ce sont ensuite un bâton, du miel, un ananas, une jolie fleur, une lettre, un balai, un hameçon, un collier, une écaille de sirène qui passeront de main en main. Alors enfin, Link pourra acquérir un objet indispensable à la résolution de l’ultime énigme du jeu.

Sous un aspect de simple procédure à suivre aux yeux du joueur qui ne se pose pas trop de questions, le concept de chaîne de l’échange illustre pourtant une des profondes vérités du commerce : un objet peut avoir une certaine valeur propre (comprendre le prix auquel on peut l’évaluer), cette valeur est sans commune mesure avec celle qu’il pourrait représenter pour une personne ayant vraiment envie d’acquérir cet objet. Il suffit de procéder sans se presser, en cherchant plus à aider son prochain qu’à profiter d’un objet. C’est en quelque sorte une version imagée de ce que les économistes appellent la “chaîne de création de valeur”. Cet idéal théorique exprime que d’une matière première première on arrive à un produit fini qui donnera satisfaction à son acheteur mais aussi à tous les maillons de la chaîne de production : l’entrepreneur reçoit des bénéfices, les employés un salaire, et tout le monde est gagnant.

Trombonne rougeLe 12 juillet dernier, Kyle MacDonald, un jeune canadien de 26 ans, a achevé une chaîne de l’échange assez impressionnante : un petit trombonne rouge au départ, une maison flambant neuve à l’arrivée. Entre les deux, une année entière et treize autres objets, allant du stylo en forme de poisson à un rôle dans un film en passant par scooter des neiges, un après-midi avec le hard-rocker Alice Cooper ou un contrat d’enregistrement d’album avec une maison de disque.

“J’irais n’importe où dans le monde pour échanger un objet”, affirme l’audacieux. Et c’est exactement ce qu’il a fait, du moins sur le continent américain : à chaque fois, Kyle s’est rendu sur place pour procéder à l’échange et a publié une note dans un blog créé à l’occasion. Même si l’initiative a été rapidement reprise et gonflée par les médias, le résultat obtenu montre en tous les cas que le jeune homme a ainsi réussi à insuffler une concrétion patente au concept de chaîne de l’échange.

Avis aux amateurs : Kyle, devenu à cette occasion citoyen d’honneur de sa nouvelle ville, invite aujourd’hui ses fans à sa pendaison de crémaillère le 4 septembre prochain…

* Note : il est possible que ce jeu n’ait pas réellement été le premier à utiliser cette idée, mais à ma connaissance c’est le premier à en avoir une véritable quête dans la quête, menée tout au long de l’aventure.

Les 10 mots de passe les plus courants

mercredi 31 mai 2006

On ne cesse de nous le répéter, ces temps-ci : il faut savoir être imaginatif dans le choix de ses mots de passe. Trop courts, trop basiques, trop prévisibles, trop récurrents, les codes utilisés par la majeure partie des gens ne sont pas assez sécurisés, et ils peuvent être la proie de voleurs d’identité ou de videurs de comptes bancaires. Evidemment, toutes les données ne valent pas forcément la peine d’être archi-protégées, mais bon nombre d’entre nous n’en ont qu’un seul et unique, qu’ils utilisent allègrement pour la gestion de leurs fichiers à celle de leur messagerie, en passant par celle de leurs comptes en banque. Et là, ça peut vite devenir un gros danger.

Le blog “Modern Life Is Rubbish” a récemment publié les résultats d’un sondage intéressant, lequel cherchait à connaître les 10 mots de passe les plus “classiques”, parmi un millier d’échantillons environ, la plupart provenant de personnes de nationalité anglaise. Voici le résultat :

  1. 123
  2. password
  3. liverpool
  4. letmein
  5. 123456
  6. qwerty
  7. charlie
  8. monkey
  9. arsenal
  10. thomas

les “123”, “123456” et “qwerty” étaient plus que prévisibles : des enchainements de lettres ou de chiffres ; “charlie” et “thomas” sont des prénoms, donc devinables en connaissant un peu la personne ; “liverpool” et “arsenal” sont 2 des plus grands clubs de foot d’Angleterre, donc pas trop difficile à deviner si l’utilisateur en est fan. Le reste n’est pas non plus d’une robustesse avérée, vous en conviendrez. J’aime beaucoup le “letmein” en passant, qui à lui tout seul illustre le phénomène du “trop de mots de passe tue le mot de passe”.

Personnellement, j’ai arrêté de conseiller aux gens de retenir plusieurs mots de passe compliqués différents : le nombre de services où on doit s’identifier augmente en permanence, et on aboutit forcément à une situation où la personne cherche à ne garder qu’un seul mot de passe pour tout, parfois même assez facile à deviner. Ce que je conseille donc est un mot de passe unique, mais modulaire : choisissez une base assez sécurisée (avec au moins 8 caractères dont des lettres, des chiffres, et un ou deux symboles comme le trait d’union ou le point), et faites-en subtilement varier 2 ou 3 caractères en fonction du nom de service auquel on se connecte. Ce n’est pas aussi robuste qu’un mot de passe différent à chaque fois, mais ça a le mérite de ne pas avoir à en inventer un nouveau pour chaque service, et de pouvoir s’en souvenir immédiatement sans avoir à les noter quelque part. Pratique !

Mac-laser

dimanche 21 mai 2006

Depuis une année environ, les ordinateurs portables d’Apple (qui s’appellent désormais tous “MacBook”) intègrent une technologie connue sous le nom de “sudden motion sensor”. Il s’agit en fait d’un capteur de type accéléromètre qui réagit aux mouvements subis par le boîtier, et ce dans les 3 axes de rotation possibles. Lorsque le système reçoit une alerte venant de lui (dûe à un choc, une forte vibration ou une chute), il peut alors prendre l’initiative de déplacer la tête de lecture du disque dur vers sa zone de sécurité, afin d’éviter qu’elle ne fasse un “crash” et provoque une perte de données.

Un tel dispositif ne pouvait laisser les bidouilleurs indifférents. Ils ont en effet très vite cherché à détourner son utilisation afin de pouvoir transformer l’ordinateur en un dispositif de contrôle, avec en ligne de mire une façon de piloter certains jeux. Mais tout récemment, une utilisation encore plus pittoresque a été inventée : transformez votre Mac en sabre-laser !

Le fonctionnement est tout simple : faites des swings avec votre Mac portable et il interprètera vos mouvements pour produire un son de sabre-laser façon George Lucas ! Pas très utile, voire dangereux en cas de maladresse, mais voilà de quoi faire un certain effet dans un lieu plein de touristes !

Mac-laser

“Jeune Padawan, avec des néons comme sur celui-ci, c’eût été encore plus réaliste, non ?”

Zwiiip… la nouvelle arme anti-manif

jeudi 4 mai 2006

Un moyen de riposte efficace mais sans danger pour maîtriser les foules vient peut-être d’être inventé par les chercheurs de l’institut de recherche de San Antonio, au Texas. Partant du principe que les foules rebelles ont besoin de marcher pour être menaçantes, ils ont mis au point de quoi les mettre à genoux : une substance super-glissante. Ce mélange d’eau et de poudre de polyacrylamide, déjà brevetée, est annoncé comme capable de faire tomber quiconque marche dessus et de faire perdre le contrôle à n’importe quel véhicule.

Combinée à un système de propulsion à air comprimé, la substance vise clairement à séduire les forces de l’ordre auxquelles les gouvernements demandent de plus en plus de fermeté avec de moins en moins de victimes. Non toxique, le gel ne devrait pas provoquer d’autres dégâts que ceux d’une grosse vague de verglas. L’avantage est qu’une fois la flaque glissante installée et correctement signalée, ceux qui s’y aventureront ne pourront pas prétendre qu’on les a matraqués sans avertissement.

Une façon de responsabiliser les foules, en quelque sorte. Après tout, une manifestation sous la pluie, c’est déjà pas marrant, mais pour défiler en présence de verglas, il faut vraiment être motivé. Autre avantage : si cette arme est adoptée, les documentaires filmés à l’occasion des manifs seront enfin plus amusants que images de banderolles aux slogans chaque fois plus mal défraîchis que la précédente. Et puis, qui sait, ça donnera peut-être un coup de boost à la téléphonie 3G avec transmission de vidéos !

Les cadeaux, il faut parfois les demander

jeudi 9 mars 2006

Dans la vie, il y a deux façons d’envisager les cadeaux : comme des actes qui doivent être spontanés ou comme des choses à demander qu’on vous fasse. Et inutile de vous révéler laquelle permet d’en recevoir le plus : les dictons comme “qui ne tente rien n’a rien” ou “il n’y a rien à perdre à demander quelque chose” le font mieux que moi.

Se retrouvant en possession de 100 timbres non usagés, un “average guy” américain s’est proposé d’écrire une lettre à autant de compagnies pour leur demander de lui envoyer quelque chose de gratuit : produit, échantillon, bon d’achat, n’importe quoi. Il consigne les résultats de son expérience (jusqu’ici 13 cadeaux pour environ 60$) sur le site web qu’il a ouvert pour l’occasion, et en profite pour faire quelques commentaires personnels.

On pourra sûrement arguer que l’idée n’est pas nouvelle et que d’autres personnes l’ont fait avant, mais la lecture du compte-rendu vaut tout de même le coup, ne serait-ce que pour certaines lettres. Car l’auteur a bien fait les choses : ce sont réellement 100 lettres personnalisées qu’il a écrites, certaines très directes :

“Dear Sir or Madam: I love traveling. Please send me a coupon for a free or discounted rental car. It will be good karma. Thank you in advance.”

…et d’autres plus amusantes :

“Dear Sir or Madam: I’m going to be honest with you. I am a poor slob who drives a bike. Not a motorcycle – a bicycle. Please send me a BMW keychain, so I can at least pretend to have some class when I’m around people. Thank you in advance.”

Bref, un bon petit site pour nous rappeler que dans la vie, la générosité est un trait de caractère qui a souvent besoin d’être titillé.

Lire son courrier en dansant

vendredi 3 mars 2006

Les joueurs de Playstation ont sûrement déjà essayé “Dance Dance Revolution”, un jeu de danse qui se pilotait au moyen d’un tapis muni de gros bouton sur lesquels poser ses pieds en rythme.

Hier, Microsoft a dévoilé un projet actuellement paufiné par ses laboratoires : le StepUI. Il s’agit donc d’un tapis permettant de piloter des logiciels : StepMail, un logiciel de messagerie, et StepPhoto, un organiseur de photothèque.

StepUI

La principale motivation derrière ce projet est la santé : l’objet entend lutter contre l’obésité, le manque d’exercice et les troubles articulatoires, symptômes régulièrement reprochés aux longues heures passées en position assise devant l’ordinateur.

On peut néanmoins se demander si la chose est vraiment pertinente, du moins en l’état. Passe-t-on suffisamment longtemps à lire son courrier ? Le dispositif ne permet en effet que de le consulter, imposant donc de retourner sur le siège dès qu’on veut y répondre ou faire autre chose. En fait, le dispositif manque cruellement d’un dispositif de pointage (type souris) et d’un de saisie (type clavier). Reconnaissance vocale indispensable ?

De plus, pour permettre de bien bouger, il doit être couplé à un grand écran, que peu de gens possèdent. Sans parler du fait que des exercices désordonnés ne sont que rarement efficaces, et qu’on imagine difficilement la lecture de courriers proposer un exercice bien organisé.

Attendons donc de voir l’idée, encore au stade de projet, se concrétiser, mais sans non plus se bercer d’illusions : il n’y aura jamais meilleur sport que celui qu’on fera sur son temps libre, dans un état d’esprit frais et dispos.

Cuisine mobile : un oeuf cuit au cellulaire

jeudi 9 février 2006

Imaginez un instant : il est minuit, une fringale vous tombe dessus. Tout ce que votre frigidaire a à vous offrir est un oeuf, et votre cuisinière est en attente de réparation. Comment faire pour manger votre oeuf autrement que cru malgré tout ?

Mobile egg cooking

Pour peu que vous disposiez de deux téléphones portables en état de fonctionner, il est possible de le faire cuire “coque” grâce à eux ! En tout cas, c’est ce que dit cet article

La méthode est assez simple. Pour résumer, il faut placer les deux téléphones de part et d’autre de l’oeuf (dans le coin de la pièce où le réseau est le plus faible, de façon à ce que le signal soit le plus fort), lancer un appel de l’un à l’autre et placer une radio en marche devant eux, de façon à leur faire envoyer des données en continu. Dans des conditions optimales, le temps de cuisson arriverait à descendre jusqu’aux trois minutes d’une casserole d’eau bouillante.

Bien sûr, c’est un didacticiel à prendre avec des pincettes. Les adeptes de thermodynamique pourront par exemple objecter qu’en considérant que :
– un oeuf pesant environ 50 grammes,
– 1 calorie est nécessaire pour augmenter la température d’1 gramme d’eau de 1 degré,
– 1 calorie = environ 4 joules,
– 1 joule = 1 watt-seconde,
– la température de la pièce étant de 20 degrés,
faire augmenter les 50 grammes de l’oeuf de 80 degrés (pour atteindre 100°C, température d’ébullition) demanderait donc environ 16000 joules, soit plus d’un heure d’exposition à deux transmissions continues de 2 Watts chacune.

La vérité est probablement située entre les deux versions. D’un côté l’oeuf n’a pas à bouillir dans sa coquille (et heureusement), mais de l’autre on imagine mal deux signaux aussi faibles fournir autant d’énergie que 750 cm² de contact avec une eau bouillante. Et puis, rien n’indique que la cuisson au cellulaire soit favorable au goût de l’oeuf : après tout, on est ici très proche du fonctionnement d’un micro-ondes, lequel, comme chacun sait, n’est pas connu pour bien traiter les oeufs !

L’article reste néanmoins une première dans les annales de la cuisine et sa lecture distrayante de par sa forme. Et il a le mérite de rappeler en filigrane qu’un téléphone portable émet des fréquences proches de celles de nos fours à micro-ondes, donc potentiellement dangereuses pour notre cerveau et ainsi qu’en l’absence de résultats d’études sérieuses à long terme sur la question, mieux vaut être prudent.

Nos claviers, ces nids à microbes

mercredi 18 janvier 2006

Un canard informatique suédois a mené une étude au résultat étonnant, quoique logique : les claviers de nos ordinateurs seraient de véritables bouillons de culture, recouverts de bactéries et autres saletés peu recommandables aux gens inquiets pour leur santé.

Afin de savoir ce qui se cache sur les touches de claviers, le magazine PC För Alla a commandé une étude de la question à Pegasus Lab. Lequel dit avoir trouvé, sur un clavier typique, quelque 33 000 bactéries et 3 100 champignons différents. Les touches “espace” et “entrée” seraient les plus virulentes, car les plus fréquemment utilisées.

L’article ne précise pas sur combien d’ordinateurs ont été menées les mesures ni s’il s’agissait de matériels personnels ou professionnels, mais ça donne tout de même une indication… surtout quand on apprend qu’une cuvette de toilettes normale, elle, n’abrite que 265 bactéries en moyenne ! Quand on pense à ceux qui placent consciencieusement une ou deux épaisseurs de papier hygiénique sur la cuvette avant d’y poser leur séant…

Alors, faut-il mettre des gants avant de taper un mail ? Faut-il laver son clavier tous les jours et après son utilisation par un ami ou collègue ? Faut-il se laver les mains après avoir cliqué sur sa souris ? Sans être un expert en la matière, j’aurais tendance à dire : pas plus que nous réagissons de la sorte avec les poignées de porte, les pièces de monnaie ou tout simplement les mains des autres personnes. Ce qui ne veut pas dire jamais, bien entendu !

Publicité (quasi) gratuite grâce aux satellites

mardi 17 janvier 2006

L’engouement des services modernes proposés par Google est un terreau naturel aux idées mercantiles de tous bords. Et ces derniers jours, c’est Google Maps qui commence à être utilisé pour générer de la publicité. Comme vous le savez probablement, il s’agit du service de cartographie satellite que propose la firme, sous la forme d’un site web, Google Local, et d’un logiciel Google Earth, ce dernier étant, il faut le reconnaître, assez bluffant par ses capacités et l’étendue de ses données.

Un moyen déjà connu, puisqu’officiel, est d’ajouter les coordonnées de sa boutique directement sur le site de Google, ce qui passe par une procédure assez simple. On peut ainsi référencer son activité sur les cartes de Google qui les mettra en évidence par de petites icônes sur les cartes schématiques. Petit exemple illustratif : vous cherchez une pizzéria à New York ?

Autre astuce, plus récente : comme ces images satellite sont mises à jour régulièrement (mais avec une fréquence variable selon la densité des lieux), des commerçants malins ont commencé à peindre leur logo sur leur toiture afin d’être visibles sur les images satellite, comme par exemple ce Target Store basé non loin de l’aéroport international de Chicago. Coût de financement : du matériel de peinture et éventuellement un peintre professionnel… autrement dit presque rien.

Une zone étant, en général, surtout “visitée” par ses propres riverains, ce nouveau type de publicité a donc un impact potentiel très fort de par sa proximité. Et si l’ajout de références sur les cartes de Google fait l’objet de contrats publicitaires (comme pour les liens sponsorisés sur les pages de recherche web, par exemple), l’astuce des toitures peintes, elle, a tout d’une nouvelle forme de “publicité sauvage”. Demander de l’argent à ces carto-squatteurs ne sera probablement pas chose aisée, surtout depuis que des concurrents comme Microsoft proposent des services d’imagerie similaires… à qui le fruit du sponsoring ?

Comment gagner 1 million de dollars

vendredi 30 décembre 2005

La société de consommation est une hiérarchie assez simple car toujours basée sur deux classses : Il y a ceux qui créent et ceux qui consomment, ceux qui vendent et ceux qui achètent, ceux qui arnaquent et ceux qui se font arnaquer, etc. Mais il y a toujours quelques cas particuliers, quelques petits malins qui échappent à cette dualité, ou mieux encorent arrivent à l’utiliser à leur propre bénéfice.

Alex Tew, étudiant anglais de 21 ans, fait probablement partie de ces rares personnes. Se demandant comment il va pouvoir financer ses études à l’université, il a l’idée d’ouvrir un site web sur lequel il va mettre en vente des pixels. Il met ainsi en ligne une image d’un million de pixels, la découpe en carrés de 100 pixels chacuns et ouvre à la vente pour environ 100 dollars, offrant ainsi la possibilité aux acheteurs d’y afficher ce qu’ils souhaitent. Il vend les premiers à quelques proches et amis puis, une fois son premier millier de dollars en poche, s’achète un article de presse. La curiosité et le buzz ont fait le reste : l’opération s’est très vite auto-transformée en campagne d’affichage publicitaire et, en moins de 4 mois, il a réussi à vendre plus de 90% de ses cases, bien parti pour toucher le million espéré.

Le site ressemble maintenant à une énorme mosaïque de lettres et de petites images colorées, mais incluant assez peu de logos connus. Il semble que ce soient plutôt de jeunes petites entreprises du web qui cherchent à bénéficier de cette forme révolutionnaire de sponsoring personnel. Lequel fait déjà des envieux, car on y trouve même des “clones” du site en question, dont un français !