Where is was Celeri ?

Vers l’infini et au-delà…

Mercredi 27 mai 2009, 20h36

[MàJ] Ça y est ! Je suis enfin en mesure de publier mes découvertes et mes impressions du voyage dont vous avez eu un petit teasing ci-dessous, il y a de cela quelques semaines… J’ai prévu de faire cela sous forme d’une note journalière antidatée au jour où l’action s’est située, comme si c’eût été en direct live. Bonne lecture !

    10 avril : l’arrivée à Los Angeles
    11 avril : Universal Studios Hollywood
    12 avril : Downtown L.A. & Hollywood
    13 avril : UCLA & Uptown
    14 avril : Palm Springs & Mount San Jacinto
    15 avril : Joshua Tree National Park
    16 avril : Route 66 & Grand Canyon Caverns
    17 avril : Grand Canyon National Park
    18 avril : Monument Valley & Navajo National Monument
    19 avril : Navajo Reservation & Glen Canyon
    20 avril : Antelope Canyon & Lake Powell
    21 avril : Bryce Canyon National Park
    22 avril : Zion National Park
    23 avril : Hoover Dam & Las Vegas
    24 avril : Las Vegas
    25 avril : Las Vegas & Death Valley
    26 avril : Death Valley
    27 avril : La route du séquoïa

Cette note s’adresse aux éventuels lecteurs qui se demanderaient ce qui  fait que je suis plutôt absent ces dernières semaines. C’est très simple : une fois n’est pas coutume, j’ai été piqué de bougeotte. Et je ne parle pas d’un week-end par-ci ou une semaine de vacances par-là, hein, il s’agit d’une villégiature d’assez longue durée, et ce dans un endroit assez éloigné.

Je tiens encore secrète ma destination à l’heure actuelle, pour des raisons évidentes de sécurité, mais je consens à vous donner un tout petit indice qui ne me mouille pas trop :

La suggestion m’ayant été faite à plusieurs reprises, j’ai décidé d’intégrer à ce blog le petit journal que je tiens de mon séjour loin des fromages qui puent. Mais si je veux que ce soit bien fait, je n’ai pas d’autre choix que d’attendre mon retour, qui ne devrait pas tarder. Non non, pas de date officielle, vu que je me sens actuellement un peu fiévreux, avec des migraines et des courbatures un peu difficiles à expliquer, et qu’il est donc probable que certaines autorités compétentes me retiennent un temps indéfini… ;)



De la protection des cartes bleues françaises

Pas de quoi casser trois pattes à un coq…

Mardi 12 mai 2009, 22h18

Quel est votre avis sur la protection des cartes bleues françaises ? Le GIE Cartes Bancaires, groupement d’intérêt économique responsable de la mise en place et de la sécurisation de ce moyen de paiement, a toujours clâmé haut et fort que les cartes françaises étaient les plus sécurisées au monde. La clé de leur assurance ? La puce et son algorithme de cryptage associé, une exception française censée nous mettre à l’abri de toute inquiétude… quand bien même un simple ingénieur a réussi à faire exploser le système et qu’une floppée de “yes cards” a vu le jour peu après.

Puce-passoire ou fanfaronnade d’un bricoleur délinquant, en quoi croiriez-vous le plus facilement ? Eh bien ça n’a pas beaucoup d’importance, en fait. Oubliez la puce et écoutez cette petite histoire.

Vous venez d’être invité à passer un petit séjour à l’étranger, dans un pays à peu près civilisé et avancé technologiquement, comme par exemple les Etats-Unis. Vous y allez avec un peu de cash sur vous, mais pas trop, parce que vous savez que vous pouvez compter sur votre carte bancaire pour vous permettre de faire les gros achats ou même de retirer des dollars au distributeur, comme tout le monde. Rien de plus normal.

D’ailleurs aujourd’hui, vous êtes dans une ville très commerçante comme Los Angeles ou Las Vegas et vous avez grand besoin de renouveler votre stock de billets verts. Comment cela se passe-t-il ? Vous n’avez qu’à trouver une machine dite “ATM” (Automated Teller Machine), insérer brièvement votre carte à l’intérieur, taper votre code secret, choisir une somme à retirer de votre compte courant, puis récupérer votre argent. Et c’est tout.

Vous n’y voyez pas un petit problème ? Reprenons la séquence au ralenti : vous repérez une machine “ATM”, insérez BRIÈVEMENT votre carte à l’intérieur, vous tapez votre code secret… Non, toujours pas ? Tout est pourtant dans le mot que j’ai mis en valeur. Pourquoi ? C’est très simple. La force de l’algorithme de cryptage utilisé dans la puce de la carte bleue réside dans le fait que votre code secret n’est jamais connu par la machine de retrait que vous utilisez : celui-ci se contente de transmettre votre saisie à la carte, qui va alors répondre “oui, c’est le bon code” ou “non, essayez encore”. C’est pour cette raison qu’en France, votre carte reste dans la machine jusqu’à la fin de la transaction.

Mais aux USA, point de puce sur les cartes : les informations sont contenues sur la bande magnétique au dos de celles-ci. Le code secret de leur propriétaire est donc connu par le terminal après une simple lecture de la bande. Même si ce n’est pas très sécurisé, ce n’est pas forcément un mal en soi. Les américains sont depuis longtemps habitués à se faire voler leur carte de crédit par des gens arrivant à déchiffrer leur code secret. Le problème que je veux illustrer ici est différent : dans la mesure où votre code secret est le même en France ou ailleurs, il est donc stocké sur la puce ET sur la bande magnétique, cette dernière étant par nature beaucoup plus fragile, puisque le terminal prend connaissance du code par simple lecture de celle-ci.

Bref, pour faire simple : les cartes bleues françaises semblent tout aussi falsifiables que les autres… À moins qu’un mécanisme ne m’échappe, la seule présence de la bande magnétique à l’arrière suffirait à rendre la puce, tout aussi robuste soit-elle avec son cryptage RSA à double sens sur 256, 512 ou même 768 bits, totalement inutile. Un peu comme si vous mettiez le verrou le plus solide du monde à votre porte mais que vous en laissiez une clé sous votre paillasson.

Encore un mythe à la bonne franquette qui s’effondre. On ne le dira jamais assez : voyager à l’étranger aide à prendre du recul sur les moeurs de son pays d’origine…



HADOPI : TF1 vire son Bourreau

Martin Bouygues invente le licenciement pour divergence politique

Dimanche 10 mai 2009, 23h17

Joli lièvre que celui débusqué par Libération : TF1 vient de licencier un de ses principaux cadres, Jérôme Bourreau-Guggenheim, parce que celui-ci a osé faire un acte citoyen, à savoir écrire à son député local pour lui faire part de ses inquiétudes concernant un projet de loi actuellement en cours <del> de ratification</del> d’examen à l’Assemblée Nationale.

Le mail en question a donc été transféré deux fois : la première par la députée Françoise de Panafieu (UMP) vers le cabinet du ministère de la culture de Christine Albanel, la seconde par ce même cabinet à la direction de TF1. Ce cheminement ne fait aujourd’hui plus de doute, puisque la ministre vient de suspendre un de ses collaborateurs.

S’il est difficile d’être catégorique quant à la manoeuvre de la députée (demander un argumentaire au ministère pour répondre à un citoyen est une pratique courante, mais le mail aurait dû, à mon sens, être anonymisé), on peut sans conteste blâmer celle du ministère de la culture. Il est totalement inacceptable, dans une société qui se veut moderne, que les opinions politiques d’une personne soient dévoilées à son employeur, et à plus forte raison par un fonctionnaire gouvernemental.

Pire encore, je suis révolté de voir que Christine Albanel a refusé la démission du fautif et s’est contentée de le suspendre pour un mois, soit juste le temps que la loi Hadopi soit définitivement adopté et que l’affaire se calme. Je n’hésite pas à dire que c’est la ministre elle-même qui devrait démissionné pour avoir laissé un de ses collaborateurs commettre une faute aussi grave.

À présent, c’est avec une curiosité plutôt morbide que je vais guetter les résultats de la plainte aux prudhommes (et probablement aussi au pénal) que ne va sûrement pas manquer de déposer l’ancien cadre de TF1. Quand on sait que toute discrimination politique est interdite dans le milieu de l’entreprise, le motif officiel du licenciement qui reprochent au collaborateur des propos “contraires aux déclarations officielles du groupe TF1, notoirement en faveur de cette loi” est presque hallucinant. Il fallait oser, tout de même !

En tous les cas, cette sinistre histoire achève de dévoiler au grand jour les relations incestueuses entre le gouvernement et les grandes entreprises, notamment médiatiques. Dans beaucoup de pays européens, une telle affaire aurait provoqué la démission séance tenante de l’ensemble du ministère concerné. Mais quel besoin d’autant d’éthique et d’honneur dans un pays où le président de la chaîne de télévision la plus populaire est un des meilleurs amis du président de la république ?



USA Tour / 27 avril : La route du sequoïa

Du mal à t’endormir ? Compte les séquoïas…

Lundi 27 avril 2009, 20h00


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La prochaine étape de notre voyage se situe au nord-ouest : le fameux Sequoia National Park, qui abrite dans ses forêts certains spécimens parmi les plus âgés du mond arbricole. Mais celui-ci se trouvant assez loin et étant plutôt vaste, nous avons prévu de consacrer cette journée-ci au voyage jusque là-bas, de manière à pouvoir y camper et le visiter dès le lendemain matin.

Pour nous y rendre, nous avions deux possibilités : poursuivre vers l’ouest jusqu’à Bakersfield puis prendre la highway 99 pour pouvoir aller le plus vite possible, ou alors emprunter la route montagneuse partant vers le nord un peu plus tôt. C’est cette dernière pour laquelle nous avons opté, et il s’est révélé bon. Même si nous n’avons pas été très vite (6 heures environ pour un peu plus de 300 km), conduire sur ces petites routes à fortes dénivelées, côtoyant plusieurs étendues d’eau et traversant de multiples forêts, fut particulièrement agréable.

Nous sommes arrivés à Sequoia National Park avant la fin de l’après-midi, ce qui nous a permis d’entamer la visite avant la nuit. C’est ainsi que nous avons pu admirer de forts pittoresques panoramas du haut d’une montagne non loin du Pear Lake, ainsi que voir le fameux “Tunnel Log”, un tunnel creusé dans un séquoïa tombé en travers de la Crescent Meadow Road en 1937, non loin du Lodgepole Visitor Center. Une belle entame de visite pour un parc qui regorge encore de beaucoup de surprises…



USA Tour / 26 avril : Death Valley

La mort lui va si bien…

Dimanche 26 avril 2009, 20h00


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Quelque part sur la frontière entre la Californie et le Nevada se trouve le plus grand parc national des USA (hors Alaska). Celui-ci se présente sous la forme d’une zone désertique nommée “Death Valley”, c’est à dire la Vallée de la Mort. Derrière ce nom très poétique se cache en réalité l’endroit sec le plus bas des USA : on y atteint les -80m, c’est à dire 80m au-dessous du niveau des océans.

Normalement, des endroits aussi bas sont remplis d’eau (et on parle alors de lacs), mais Death Valley est une cuvette entourée de montagnes qui n’offre aucun contact avec la mer, et dont les conditions sont tellement désertiques que toute l’eau s’évapore avant la pluie suivante. On en retrouve juste un tout petit peu au fond du bassin (cf. photo), qui ne s’évapore pas car… trop salée à cause de l’érosion et du ruissellement.Death Valley est également connue pour détenir le record de la température la plus élevée dans l’hémisphère nord (56,7° en 1913) !

Vous y êtes maintenant habitué, comme pour les autres parcs nationaux américains, ce qui est le plus saisissant est le contraste entre les régions. En l’ocurrence, des collines rocailleuses par-ci, des dunes de sable par-là, des montagnes aux extrémités, des plateaux de sel et de sédiments en plein milieu… Un parc réellement unique qui résume à lui tout seul ce que le mot “désert” peut recouvrir ! Les lieux intéressants sont très nombreux, et nous n’avons pu en visiter réellement que quelques-uns en l’espace d’une journée : Furnace Creek, Zabriskie Point, Golden Canyon, Dante’s View, Badwater, Artist’s Palette, et les Sand Dunes… ce qui est déjà conséquent !

Nous avons choisi de parcourir le trail reliant Zabriskie Point au Golden Canyon en fin de matinée pour ne pas avoir trop chaud, et nous avons clairement bien fait : le soleil tapait déjà plutôt fort et nos réserves d’eau se sont vites révélées indispensables. Le côté pittoresque, les structures d’accueil et l’emplacement géographique de Death Valley ne doivent jamais faire oublier au touriste avisé qu’il se trouve quand même dans un vrai désert et qu’il doit donc s’équiper en conséquence tout en ne surestimant pas ses capacités.



USA Tour / 25 avril : Las Vegas & Death Valley

Adios Vegas ! Hello Death !

Samedi 25 avril 2009, 20h00


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Cette journée-ci a été l’occasion de poursuivre notre visite des hôtels-casinos, cette fois-ci en allant plus au nord du Strip, le Stratosphere en étant le point culminant - si vous me passez l’expression. Car pour ceux qui ne le connaissent pas, le Stratosphere est un hôtel-casino un peu différent des autres.

En plus des inévitables chambres et des salles de jeu, il est surtout connu pour la Stratosphere Tower, sa tour de quelque 275 mètres de hauteur. Au dernier étage de celle-ci se trouve une grande salle offrant une vue panoramique sur l’ensemble de la ville. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut observer une ville si vaste d’aussi haut et à 360° !

Tout au sommet de la tour, trois attractions attendent les visiteurs friands de sensations fortes. L’une d’entre elles a pour nom The Big Shot et consiste en une tour de chute libre qui fait monter la hauteur totale de la tour à 350 mètres. Inutile de vous dire que se retrouver propulsé à plusieurs “G” vers le haut et se retrouver en chute libre au-dessus d’une haute tour donne une vision particulière de Las Vegas… Un court mais grand moment !

Après avoir déjeuné dans un restaurant où un couple célébrait justement son mariage du jour (on est à Las Vegas, n’oubliez pas !), nous reprenons la route, cette fois-ci avec comme destination la célèbre Vallée de la Mort, région connue pour être la plus chaude des Etats-Unis et qui s’est aussi révélée comme une zone désertique mais particulièrement variée.

Stratosphere - The Big Shot



USA Tour / 24 avril : Las Vegas

Casino Joviale

Vendredi 24 avril 2009, 20h00


Agrandir le plan

Ah, Las Vegas… Qui n’en a jamais entendu parler ? Surnommée “Sin City” par bon nombre de citoyens des Etats-Unis, vous avez tous en tête les clichés qu’on entend en permanence à propos de la ville surnommée “Sin City” par bon nombre de citoyens américains, et plus particulièrement ses hôtels-casinos gigantesques où plein de gens jouent soient en espérant devenir riches, soit pour passer le temps, soit pour faire comme tout le monde. Eh bien figurez-vous que tout ça… eh bien c’est vrai, voire pire encore ! Las Vegas est vraiment la ville de l’amusement sans limite et sans gêne, le tout baignant dans une ambiance de fric et de frivololité assez effrayante.

Heureusement, il reste quelques choses intéressantes à y faire, notamment des photos (les hote-casinos sont pour la plupart des chefs d’oeuvre d’architecture et d’ingénierie) et assister aux différents shows dont on voit des pubs partout. Nous avons opté pour le “Tournament Of Kings”, un diner-spectacle présenté par l’hotel “Excalibur” (plutôt cohérent, isn’t it ?), qui s’est révélé être extrêmement bien monté, avec des acteurs-cascadeurs excellents, des effets pirotechniques époustouflifiants… et un très bon repas, de surcroît ! ;)

Autre point important de la vitesse : l’hôtel où nous avons logé est lel Luxor. Situé à l’extrême sud du “Strip”, cette longue avenue autour de laquelle se trouve tous les hôtels-casinos de l’ère moderne, il se présente sous la forme d’une pyramide de 110 mètres comprenant plus de 4400 chambres réparties sur une trentaine d’étages. La chambre que nous avons occupée pendant 2 nuits était spacieuse mais moyennement agencée. Heureusement qu’il y avait le jacuzzi pour donner une touche de ce fameux luxe dont Vegas est l’emblème !



USA Tour / 23 avril : Hoover Dam & Las Vegas

Le barrage aux portes plus ouvertes que ses vannes

Jeudi 23 avril 2009, 20h00


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Hoover Dam est un site qui tranche radicalement avec les visites précédentes, dans la mesure où il ne s’agit pas d’un monument naturel mais d’une construction humaine. Érigé entre 1931 et 1935, juste après la crise de 29, il constitue une importante clé du développement humain dans le désert du sud-ouest américain. En effet, jusqu’alors, les huits états de cette partie du continent étaient régulièrement soumis aux caprices du fleuve Colorado (eh oui, celui-là même qui a creusé plusieurs des canyons dont j’ai déjà parlé auparavant), à savoir sécheresses redoutables et innondations destructrices. Ils décidèrent donc ensemble de mettre en place une solution de régulation de l’eau qui permettrait à tout un chacun de bénéficier des bienfaits du précieux liquide sans en craindre les dangers, et le projet de multiples barrages le long du fleuve Colorado en était le prinipal outil. Le Boulder Canyon Dam, plus tard nommé Hoover Dam, était le plus grand d’entre eux, et est encore aujourd’hui considéré comme un des plus importants ouvrages d’architecture de l’histoire de l’humanité.

Tout comme le Glen Canyon Dam, le Hoover Dam forme à son côté amont un gigantesque réservoir d’eau, le Lake Mead, lequel s’est très vite transformé en base de loisirs aquatiques. La capacité du réservoir représente l’équivalent d’environ deux ans de la consommation d’eau moyenne des endroits qu’il irrigue, ce qui est réellement gigantesque. Une centrale électrique a été ajoutée au projet de façon à lui permettre d’auto-financer son coût de construction, ce qui fait qu’il est aujourd’hui financièrement rentable en plus des services qu’il rend.

En face du barrage, un pont est en pleine construction : c’est le Hoover Dam Bypass, qui a pour objectif de détourner le trafic routier du barrage. Car oui, actuellement, pour traverser le canyon formé par le fleuve Colorado dans cet endroit, c’est SUR le barrage qu’il faut circuler ! Le détour devrait être achevé en 2010, et vous pouvez voir sur les photos que sa construction avance plutôt bien.

Comme pour la plupart des grands bâtiments américains, il a été conçu dès le départ pour recevoir des visiteurs. Cela permet non seulement de faire entrer quelques revenus, mais surtout de montrer aux gens que leurs impôts sont bien utilisés. C’est pourquoi des visites sont organisées 363 jours par an (sauf Noel et Thanksgiving), avec un semi-matraquage auto-publicitaire aux limites de la propagande… il n’en reste pas moins que c’est un ouvrage vraiment bluffant d’énormité, à l’image de ce qui caractérise le pays : la démesure et la volonté de tout maîtriser, y compris la nature.

En fin d’après-midi, nous avons repris la route vers l’ouest, destination Las Vegas. J’aurai l’occasion de vous en reparler dans les prochaines notes, mais vous pouvez néanmoins en trouver quelques photos dans la gallerie du jour.



USA Tour / 22 avril : Zion National Park

Iron, like a lion…

Mercredi 22 avril 2009, 20h00


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Zion National Park est un parc naturel situé près de la frontière entre l’Utah et l’Arizona. Faisant la jonction entre trois région très différentes, le plateau du Colorado, le Grand Bassin et le désert Mojhave. Il en résulte, sur ce site-ci encore, une grande variété des décors et de reliefs. La partie la plus connue du parc est le Zion Canyon (encore un !), long de 24km et creusé par le Virgin River. Autour de cette faille se trouvent plusieurs hauts plateaux et montagnes plus majestueux les uns que les autres et dont les sommets enneigés, en cette fin du mois d’avril, avaient sérieusement entamé leur fonte annuelle.

Cette région a été, tout comme le Bryce Canyon, découverte par les Mormons qui s’y sont installés au milieu du XIXème siècle. En 1909, le gouvernement américain décida d’en faire un parc naturel du nom de Mukuntuweap National Monument, avant de changer ce nom en 1918 en Zion National Park, le précédent étant trop impopulaire. “Zion” est l’écriture anglaise de ce que les francophones appellent “Sion”, qui est le nom hébreu qui signifie refuge ou sanctuaire.

Zion intéresse beaucoup la communauté scientifique, car neuf formations géologiques, représentant 150 millions d’années d’histoire, peuvent y être mises en évidence, grâce à l’érosion causée par la circulation des cours d’eau. En plus de ces derniers, certains chemins permettent de passer juste à côté de mini-cascades qui renforcent l’image paradisiaque de l’endroit, déjà très présente en raison de la grande quantité et diversité de la végétation.

Formations géologiques du Zion National Park

Géographiquement, Zion se trouve à l’ouest du Bryce Canyon et au nord du Grand Canyon. On y accède par l’est ou par le sud, et dans les deux cas on se retrouve à devoir traverser un tunnel étroit à circulation alternée le Mt. Carmel Tunnel. Celui-ci s’étend presque sur 2 kilomètres et n’est éclairé que par quelques ouvertures dans la roche, ce qui rend sa traversée assez stimulante, surtout si on est en début de file.

Vous l’aurez compris, Zion est également un endroit à visiter absolument pour quiconque en a l’occasion. Et comme il se trouve tout près du Grand Canyon et du Bryce Canyon, on aurait vraiment tort de s’en priver !



USA Tour / 21 avril : Bryce Canyon National Park

Le Bryce sans Nice… mais ultra-nice quand même !

Mardi 21 avril 2009, 20h00


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Quand on parle de canyons, c’est bien évidemment le Grand Canyon qui vient à l’esprit du quidam. Mais il en est un autre, certes moins populaire, mais qui est fréquemment mentionné comme le plus beau du sol américain : le Bryce Canyon. Et après avoir eu l’opportunité de le visiter, je comprends tout à fait ce point de vue. Pour ce que j’ai pu voir de chacun d’eux, je dirais que si le Grand Canyon est le plus impressionnant de par sa taille et sa majesté, le Bryce Canyon gagne par sa richesse et sa splendeur. À noter qu’il ne s’agit en réalité pas vraiment d’un canyon, mais plus d’un amphithéâtre naturel.

Cette région de fut nommée Bryce Canyon par la petite communauté de Mormons qui y avait élu domicile, à la fin du XIXème siècle, et elle devint le Bryce Canyon National Park en 1928. Il n’est accessible que par une seule route qui le traverse d’est en ouest, mais sa visite s’organise autour d’une route nord-sud qui relie de nombreux trails tous plus intéressants les uns que les autres. Certains longent la falaise de près et offrent une vue spectaculaire sur l’amphithéâtre, d’autres forment des boucles en contrebas, permettant d’approcher un peu les innombrables “hoodoos” qui s’y trouvent et témoignent de l’incessant travail de l’eau sur la pierre.

Les décors sont très variés et très agréables à visiter, surtout qu’à cette période de l’année, on trouve encore un peu de neige par endroits, malgré des conditions météo tout à fait clémentes. En hiver, certains endroits ne peuvent être parcourus que sur raquettes ou sur… ski de fond. Wikipédia offre d’ailleurs une vue panoramique du site en hiver qui parle d’elle-même.

Bryce Canyon est définitivement un site à visiter pour quiconque entreprend un voyage touristique en Californie. La richesse du panorama et la multitude des chemins pédestres praticables en font une expérience hors du commun. Il n’était pas facile d’en repartir avec cette impression de n’en avoir fait guère plus qu’un quart !